Les flottes se convertissent à l’électrique

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Jusqu’à présent en retrait sur ces technologies, les entreprises ont changé leur fusil d’épaule et tirent aujourd’hui le marché.

Les flottes ne sont pas toujours à la pointe des tendances en matière de consommation automobile. Si elles ont été les premières à se financer massivement en location longue durée, elles ont du retard à l’allumage sur le dossier du véhicule électrique. Depuis l’apparition de la nouvelle génération de modèles zéro émission en 2010, 163 179 exemplaires ont trouvé preneurs. Parmi ces pionniers, la grande majorité est constitué de particuliers.

Des « consom’acteurs »

Ces early adopters comme les ont baptisés les marqueteurs ont la fibre écolo et n’hésitent pas à surpayer une technologie innovante si elle permet de préserver l’environnement. Et ce, même si ces « consom’acteurs » doivent affronter les difficultés propres à toute technologie émergente. Pour les véhicules électriques et parallèlement au surcoût, les acheteurs devaient composer avec l’autonomie limitée des premières batteries, la rareté des bornes de recharge public et la pauvreté de l’offre de véhicules.

Prudence est mère de sûreté

Ralenties par ses freins, les entreprises ont jugé plus prudents d’attendre. Pour verdir leur communication, certains groupes ont référencé quelques modèles, mais ces volumes restaient marginaux au regard de la taille des flottes concernées. Seule La Poste a eu une démarche volontaire et s’est équipé en masse de véhicules zéro émission et continue à renouveler sa flotte avec les dernières nouveautés en la matière. Sa division du courrier va même jusqu’à tester l’hydrogène en conditions réelles d’utilisation.

Renversement de tendance pour les flottes automobiles

Si les flottes étaient jusqu’à présent en retrait, la donne a changé. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à succomber aux charmes de la fée électricité. En 2018, elles ont représenté 32 % des ventes d’automobiles électriques quand leur part dans les immatriculations globales atteint seulement 20 %. Aujourd’hui, entreprises, administrations et loueurs longue durée réservent 2 % de leurs achats à ces véhicules à faibles émissions.

40 000 ventes de véhicules électriques en 2018

En 2018, les entreprises ont réellement contribué au dynamisme de ce marché encore embryonnaire. L’an dernier, tous clients confondus, il s’est vendu 40 000 véhicules électriques sur le sol français, soit des immatriculations qui bondissent de 26 % par rapport à 2017. Cela étant, les véhicules électriques représentent seulement 1,43 % des ventes d’automobiles neuves en France.

Genève emporté dans le courant alternatif

Encore limité, le marché du véhicule électrique est promis à un bel avenir. Obligés de vendre de plus en plus de véhicules propres pour respecter des normes environnementales européennes de plus en plus draconiennes, les constructeurs électrifient leurs gammes à grande vitesse. Le dernier salon de Genève qui s’est tenu du 7 au 17 mars en a fourni la parfaite illustration. Pas un stand sans ses véhicules électriques. Présentées en exclusivité, les nouvelles générations des Peugeot 208 et Renault Clio, deux des principaux best-sellers du marché français, se déclinaient en versions électrifiées. Pour les flottes comme pour les particuliers, à Genève comme sur les routes et dans les rues, l’avenir est bel et bien à l’électrique.

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