La voiture de fonction est-elle encore d’actualité ?

0
178
personne au volant

Depuis quelques années, la voiture perd en popularité auprès des jeunes actifs, au profit de moyens de transport plus « verts », comme le vélo. Avec l’arrivée des générations X et Y sur le marché du travail, la voiture de fonction ne semble plus avoir le vent en poupe. Les entreprises sont alors amenées à devoir repenser leur politique de flotte automobile, notamment depuis la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) en 2019.

De plus, la voiture de fonction est un avantage en nature (AEN), perçu par l’employé. En effet, l’entreprise lui fournit un véhicule pour assurer ses trajets professionnels comme privés. Il s’agit donc d’une rémunération complémentaire de son salaire, souvent liée à ses fonctions. Pourtant aujourd’hui, à la fin du « tout-voiture », la place de la voiture dans la culture d’entreprise est remise en question.

La voiture de fonction, en perte de vitesse auprès de nouvelles générations écologistes ?

L’écoresponsabilité : c’est l’un des principaux arguments contre l’usage quotidien de la voiture, jugée trop polluante. S’ajoute à cette volonté de préservation de la planète, le rejet du trafic automobile et des bouchons quotidiens lors des trajets. Le vélo, le train et les transports en communs de manière générale sont alors plus favorisés depuis quelques années pour les trajets professionnels.

Bien évidemment, c’est une solution qui n’est envisageable qu’en ville, lorsque domicile et lieu de travail sont assez proches pour le permettre. Toutefois, le covoiturage se développe également pour assurer le déplacement, matin et soir, entre collaborateurs d’une même entreprise par exemple. Ainsi, avec l’autopartage [lien vers la mobilité partagée], de nouvelles solutions de mobilité partagée sont en plein essor dans le monde de l’entreprise.

Pourtant, malgré la volonté de se déplacer à l’aide de moyens de transports « propres », les salariés ruraux ne peuvent pas faire l’économie d’un véhicule pour assurer de grandes distances. Le véhicule de service, destiné à un usage strictement professionnel, n’est que peu concerné par cette remise en question. La crise sanitaire actuelle s’accompagne quant à elle d’un rejet des transports en commun qui pourrait faire revenir le monde du travail vers le véhicule individuel.

La voiture de fonction est-elle trop coûteuse ?

Les motivations économiques sont au cœur du débat lié à la voiture de fonction. Pour l’employé tout d’abord, il faut disposer d’une place de stationnement, ou d’un garage à son domicile, ce qui peut être difficile ou entraîner un surcoût dans les grandes agglomérations.

Pour l’entreprise, la voiture de fonction étant un avantage en nature, elle fait partie du salaire déclarée. Elle entraîne donc une hausse des cotisations sociales, et pour l’employé, une hausse des impôts. Les coûts et les charges s’ajoutent donc pour le salarié comme pour l’entreprise, bien que la fiscalité reste encore avantageuse. Toujours est-il qu’on assiste aujourd’hui à une réduction des coûts à l’obtention du véhicule de fonction, avec par exemple le choix de moins d’options, ou d’une finition moins haut de gamme.

Ainsi, l’alternative proposée par les politiques publiques est le crédit mobilité, qui vise à réduire le nombre de véhicules de fonction en France.

Le crédit mobilité : moins avantageux qu’une voiture de fonction ?

Le crédit mobilité correspond au versement d’une somme déterminée, en compensation du renoncement par le salarié à sa voiture de fonction. Son accord est obligatoire, puisque la mise à sa disposition du véhicule est inscrite dans son contrat de travail !

Pour les entreprises, il s’agit de les inciter à réduire la taille de leur flotte automobile. A cette réduction s’ajoutent également des indications à acheter des voitures « propres », notamment avec des primes et des bonus. Leur acquisition reste néanmoins assez onéreuse, et si les voitures électriques sont bien développées, en France, l’offre en voitures à hydrogène est encore peu développée. A savoir, la fiscalité des voitures de fonction est aujourd’hui ajustée sur ses émissions en CO2 : ce qui va inciter les entreprises à augmenter drastiquement la part de ces véhicules.
Enfin, le « forfait mobilité », destiné à prendre en charge les déplacements du salarié en véhicule propre, transports en communs, ou véhicules partagés est mis en place par cette même loi. Encore peu répandu aujourd’hui, cet encouragement à l’écomobilité va se développer dans les prochaines années.

Vous l’aurez compris, les voitures de fonction vont alors voir leur nombre réduire. Elles perdureront pour certains postes (comme les commerciaux), et dans certaines zones géographiques. On verra peut-être demain des voitures de fonction partagées entre plusieurs collaborateurs. Une chose est sûre : ce seront des véhicules propres !

Par ailleurs, pour une meilleure gestion de votre flotte automobile, l’application Coyote Fleet est idéale avec son suivi en temps réel de l’activité de vos équipes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here