Ventes auto en mai 2020 : une hausse timide

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Voitures garées en épi

Deux semaines après la fin du confinement et la réouverture des réseaux de distribution, le constat est plutôt positif : chaque jour, le nombre d’immatriculations augmente. Une bonne nouvelle pour les professionnels qui ont souffert de la paralysie du commerce pendant la pandémie du Covid-19.

Redémarrage rapide du commerce automobile

Après deux mois catastrophiques pour le secteur de l’automobile, la réouverture des concessions le 11 mai 2020 a eu l’effet d’une bouffée d’oxygène : les consommateurs sont au rendez-vous ! Selon Vincent Salimon, président du Directoire de BMW Group France, « la crise sanitaire renforce l’usage de la voiture, car beaucoup de gens hésitent à prendre les transports en commun ». De plus, cette année, comme nombre de Français resteront en France durant l’été, ils investissent dans un véhicule pour partir en vacances.

Forte baisse des immatriculations de véhicules neufs pour 2020

Même si les carnets de commandes se sont bien remplis ces dernières semaines, le secteur de l’automobile a connu une chute vertigineuse du nombre d’immatriculations de voitures neuves ces derniers mois :

  • -72 % en mars ;
  • -90 % en avril ;
  • -50 % en mai ;
  • -30 % prévus en juin.

Pour soutenir le secteur automobile et encourager les Français à investir dans un nouveau véhicule, le président Emmanuel Macron a annoncé le 26 mai 2020 le renforcement des bonus écologiques et des primes à la casse jusqu’à fin décembre 2020. Néanmoins, malgré ces aides, le retard accumulé ne pourra pas être rattrapé sur l’année complète : François Roudier, directeur de la communication du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), annonce une chute des immatriculations pour 2020 comprise « entre – 20 % et – 30 % ». En effet, après deux mois d’arrêt complet de la production automobile et de fermeture de l’ensemble des réseaux de distribution, le secteur automobile a été touché de plein fouet par la crise économique consécutive à la pandémie du coronavirus.

Espoir d’un retour à la normale pour juin

Cependant, avec une augmentation des commandes de 50 % en mai, les concessionnaires espèrent revoir les ventes repartir à la hausse, voire atteindre un retour à la normale dès le mois de juin. D’ailleurs, dans l’étude « Navigator » réalisée par l’IPSOS et publiée fin mai, 55 % des sondés qui avaient pour projet d’acheter une voiture avant le confinement n’ont pas remis en cause ce projet. De plus, pour pouvoir appliquer les gestes barrière et conserver une distanciation physique, 27 % d’entre eux ont encore plus envie d’investir dans un véhicule afin de ne pas emprunter les transports en commun. Enfin, environ 20 % des sondés attendent les aides de l’État pour s’offrir une nouvelle voiture : les mesures annoncées vont davantage susciter l’intérêt des consommateurs qui hésitent encore à changer de véhicule.

Vers des véhicules toujours moins polluants

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a aussi précisé que ces aides pour soutenir le marché de l’automobile ont pour objectif d’inciter les Français à se tourner vers des véhicules moins polluants :

  • 7 000 euros de prime pour l’achat d’un véhicule électrique ;
  • 2 000 euros de prime pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable ;
  • Prime à la conversation d’un véhicule diesel ou essence ancienne génération vers un véhicule diesel Crit’air 1 ou Crit’air 2.

Lire aussi : Comment le marché de l’électrique a sauvé les meubles durant le confinement

Grâce aux aides pour relancer le secteur automobile et à l’envie des Français d’acheter une nouvelle voiture, la France va disposer d’un parc automobile qui émet moins de CO2. Selon Bruno Le Maire, en achetant un véhicule hybride rechargeable, l’émission de CO2 est de 20 grammes, soit 6 fois moins que l’émission moyenne d’un véhicule en France.

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