Un futur automobile planifié par l’Etat

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L’intitulé pourrait rebuter et faire passer les moins assidus à côté d’informations importantes. Derrière le Projet pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 se cachent plusieurs dispositions cruciales pour l’avenir de l’industrie automobile et des flottes. Déclinaison de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), ce texte intègre un volet important sur le seul transport.

La fin du thermique pour 2040

Avec une part du diesel en baisse, la moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France a augmenté en 2017 et 2018. Pourtant le Gouvernement entend respecter l’objectif européen fixé à 95 g/km de CO2 pour 2021. Encore plus ambitieux, la France table sur une baisse de 37,5 % en 2030 par rapport à 2021. Le Gouvernement réaffirme également sa volonté d’en finir avec la vente de véhicules neufs thermiques en 2040.

L’électrique en ligne de mire

Autre objectif : les ventes de véhicules électriques neufs devraient être multipliées par cinq d’ici à 2022 pour atteindre 1,2 million d’unités en 2023. A cette date, plus de 100 000 points de recharge devront être ouverts au public. En 2028, les modèles électriques et hybrides rechargeables devraient représenter 34 % des ventes d’automobiles neuves puis 45 % en 2030.

L’hydrogène à un horizon plus lointain

Pour favoriser les véhicules électriques, le Gouvernement entend lutter contre le surcoût à l’achat en maintenant un dispositif incitatif de subventions et de taxes. Parmi les mesures annoncées figure une réforme des avantages en nature pour faciliter la recharge sur le lieu de travail, le maintien du bonus et la baisse du seuil du malus après le passage au WLTP. Le PPE veut également favoriser l’hydrogène pour que la flotte en circulation atteigne 5 000 unités en 2023 puis 20 à 50 000 en 2028.

Le forfait « vert »

L’Etat va également lancer un « forfait mobilités durables ». Les frais de covoiturage ou de vélo entre le domicile et le lieu de travail pourront être pris en charge par les employeurs à hauteur de 400 euros par an en franchise d’impôt et de cotisations sociales. Une carte verte en complément de la carte Navigo.

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