Des TPE et des PME peu impliquées face au risque routier

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risque routier

Réalisée par l’Ifop, la quatrième étude de MMA sur le risque routier en entreprise révèle le peu d’implication des chefs d’entreprise sur ce sujet.

Dans leur grande majorité, les dirigeants des TPE et des PME sous-estiment le risque routier. Selon la 4ème édition de l’étude sur la sécurité routière en entreprise réalisée par l’Ifop pour le compte de MMA, seuls 18 % des dirigeants de TPE et de PME placent la route comme première cause d’accidents mortels du travail. Les chiffres indiquent pourtant que la route est à l’origine de plus de la moitié des décès survenus dans un cadre professionnel.

Une lente prise de conscience

Les chefs d’entreprises sont 62 % à être conscients que leur responsabilité peut être recherchée si l’un de leurs salariés a un accident de la route au cours d’une mission professionnelle. Seuls 42 % savent qu’ils ont également une responsabilité pour les trajets domicile-travail. Particulièrement faibles, ces pourcentages progressent respectivement de 8 et 11 points par rapport à 2018.

Désigner pour responsabiliser

A 91 %, les dirigeants sont informés de leur obligation de désigner leurs salariés lorsque ces derniers ont commis une infraction routière. Seuls 23 % sont prêts à payer l’amende alors qu’ils étaient encore 56 % à l’être en 2016. Pour 68 % des chefs d’entreprise (53 % en 2017), cette mesure responsabilise les salariés et seuls 34 % jugent qu’elle peut nuire aux relations entre la direction et ses salariés (48 % en 2017).

La prévention oubliée

Obligatoire, la mention du risque routier dans le Document Unique reste exceptionnelle dans les faits. Seuls 29 % des dirigeants sont passés à l’acte. Encore minime, cette part n’en progresse pas moins puisqu’elle a gagné 8 points depuis 2016.

Autre point noir, 16 % seulement des chefs d’entreprise ont déployé des mesures de prévention. Autrement dit, 84 % n’ont rien fait. Parmi les principales actions déployées figurent la vérification de la validité du permis de conduire (84 %) et celle de l’état des véhicules (77 %).

L’alcool, premier risque

Parmi les enjeux de sécurité routière, les deux tiers des chefs d’entreprise évoquent l’alcool au volant comme étant prioritaire. Smartphones et autres objets de distraction arrivent en deuxième position (43 %) devant la consommation de stupéfiants (38 %), la vitesse (28 %) et la fatigue au volant (17 %).

Au-delà de ces derniers chiffres, l’étude MMA révèle une méconnaissance importante des chefs d’entreprises en matière de sécurité routière. Pour une prévention efficace et généralisée à l’ensemble des TPE et PME, un long chemin reste à parcourir.

 

Etude réalisée par téléphone par l’Ifop pour l’assureur MMA du 1er au 8 avril 2019 auprès d’un échantillon de 503 dirigeants d’entreprise, représentatif des entreprises françaises de 1 à 49 salariés.

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