Une sortie du thermique particulièrement coûteuse

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sortie véhicule thermique

En première lecture, les députés ont voté la fin de la vente de véhicules essence et diesel à l’horizon 2040. Une commission parlementaire pointe le coût élevé de cette décision.

L’objectif avait été fixé par Nicolas Hulot lorsqu’il était ministre de la transition écologique et solidaire. Mi-juin, députés et sénateurs ont adopté la mesure en première lecture. A partir de 2040, plus aucun véhicule neuf carburant à l’essence, au diesel ou au GNV ne pourra être vendu sur le sol français.

Trois scénarios d’évolution

Une commission parlementaire a évalué différents scénarios technologiques permettant d’atteindre cet objectif. Pour mener à bien leur mission, les parlementaires ont été accompagnés par le CEA et IFP Energies Nouvelles.

Trois scénarios ont été mis en évidence. Dans le premier, qualifié de médian, les progrès sur les batteries et les piles à combustible sont conformes aux attentes d’une majorité de scientifiques. Dans le deuxième, le scénario pro-batterie, les avancées sont plus rapides que prévu sur les batteries et les coûts baissent plus vite. Pro-hydrogène, le troisième parie sur un avènement plus rapide de la technologie de la pile à combustible.

Une empreinte carbone divisée par cinq

Dans les trois hypothèses retenues, les véhicules thermiques neufs disparaissent totalement de la circulation en 2040. Après une hausse en début de période, les émissions de CO2 sont divisées par cinq entre 2019 et 2040 et atteignent la neutralité en 2050.

Plusieurs centaines de milliards d’efforts budgétaires

Mais le coût de cette transition atteint plusieurs centaines de milliards d’euros cumulées sur une période de 20 ans. Les pertes de revenus sur la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques) et le développement du réseau d’infrastructure de recharge alourdissent particulièrement la facture. Dans leur conclusion, les parlementaires pointent une bonne nouvelle : pour les particuliers comme pour les flottes, le budget déplacement devrait partir à la baisse. Mais l’hypothèse devra être confirmée dans les faits.

265 milliards d’investissements sur l’électrique

La commission parlementaire constate une hausse exponentielle des ventes mondiales de véhicules électriques dont les volumes sont passés de 47 000 unités en 2011 à plus de 2 millions en 2018. En France, ces immatriculations ont augmenté de 25 % entre 2017 et 2018 et de 60 % sur les deux premiers mois de 2019. Autre élément en faveur du véhicule électrique, les investissements des constructeurs étaient évalués à 80 milliards début 2018 quand cette somme a atteint 265 milliards un an plus tard.

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