Le secteur automobile touché et ralenti par le coronavirus

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Une d'un journal britannique

Ce qui n’était juste ici qu’une suspicion est aujourd’hui avéré : le coronavirus aura un fort impact sur l’économie mondiale. La mise en quarantaine de la Chine et le ralentissement des échanges venant d’Asie a déjà des conséquences sur l’économie française. Le secteur des transports est le premier touché et cela a bien sûr un impact sur le secteur automobile dans son ensemble.

Le secteur des transports en première ligne

Ports à l’arrêt, usines fermées et avions cloués au sol : en Chine le secteur du transport de marchandises est endormi depuis début janvier. Pour éviter la propagation du virus, le gouvernement chinois a pris des mesures exceptionnelles :

  • Le confinement de la ville de Wuhan, point de départ de l’épidémie et qui compte 11 millions d’habitants ;
  • Des contrôles et des annulations de trains et d’avions dans les aéroports et les gares du pays ;
  • De grands événements annulés, comme le salon de l’automobile de Pékin ;
  • Les habitants des zones à risque invités à rester chez eux, ce qui résulte en la désertion des usines et des bureaux ;
  • La fermeture partielle des frontières.

Ce ralentissement forcé de l’économie florissante chinoise touche directement le secteur des transports. L’Association Internationale du Transport Aérien a déjà prévu un manque à gagner de plus de 30 milliards de dollars pour les compagnies aériennes. Même constat pour le transport maritime, sur lequel repose une grande partie des exports de la Chine.

Ainsi, si le virus n’a pas envahi la France à ce jour, ses effets sur l’économie du pays se font déjà sentir, et notamment dans le domaine de l’industrie automobile.

Des retards dans l’industrie automobile

La Chine est un des piliers de l’économie mondiale depuis plusieurs années. C’est dans ce pays que sont fabriquées une bonne partie des pièces utilisées pour fabriquer par la suite, en Europe ou ailleurs, les voitures des grands constructeurs.

Mais depuis janvier, les usines sont à l’arrêt. Et malheureusement il est très compliqué pour l’industrie automobile de trouver des fournisseurs temporaires en attendant que la situation évolue.

Actuellement, l’industrie doit faire face à des retards de livraisons, « mais les clients se montrent compréhensifs » souligne le PDG de Plastivaloire, une entreprise de fabrication d’éléments plastiques pour l’automobile.

Cependant ces retards ont des impacts amplifiés en bout de chaîne et les vente de voitures pourraient bien baisser en Europe comme elle l’a déjà fait en Chine. Pékin annonce une baisse de 30% des ventes de voitures par rapport à 2019, un coup dur pour certains constructeurs très présents sur le marché chinois, comme Volkswagen.

La solution du groupe Jaguar Land Rover pour contourner les problèmes d’approvisionnement

Le groupe JLR a trouvé une solution peu orthodoxe aux problèmes d’approvisionnement en pièces détachées.

Dépendantes elles aussi du marché chinois pour certains composants, les usines du plus grand constructeur anglais ont senti venir le problème. Le constructeur a donc trouvé une solution ingénieuse : il importe ses pièces essentielles dans des valises sur des vols passagers. Bien sûr ce n’est pas une solution viable sur le long terme et le directeur général du groupe avertissait le 18 février « Nous sommes à l’abri pour le mois de février et une bonne partie de mars. Sommes-nous complètement à l’abri à ce stade pour tout le mois de mars ? Malheureusement non ».

C’est pourquoi, comme beaucoup d’autres, il tente de se tourner vers des fournisseurs en dehors de l’Asie. Peut-être une chance pour les acteurs du secteur automobile et les usines françaises ?

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