Salon de Francfort

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salon francfort automobile

L’électrique ranime l’industrie automobile

La baisse du marché automobile mondial a assombri le salon de Francfort où les modèles électriques ont régné en maître.

Les grands-messes internationales autour de l’automobile ont de plus en plus de mal à faire recette. Après les défections enregistrées par le Mondial de Paris en octobre 2018, le salon de Francfort a déploré l’absence de plusieurs poids lourds de l’industrie en septembre dernier. Aucun des stands du parc des expositions allemand ne portait les couleurs de Toyota, Renault, Nissan et Mitsubishi. Les marques des groupes Fiat-Chrysler et General Motors ne s’étaient pas déplacées non plus. De leurs côtés, Peugeot, Citroën, Tesla et Volvo avaient déclaré forfait. Propriétés respectives des Allemands BMW et Volkswagen, Rolls-Royce et Bentley étaient également absents.

Des ventes en chute libre

Déjà assombrie par la fuite de ces exposants, cette édition s’est tenue dans un climat économique maussade. D’après les études du cabinet LMC Automotive, 45 millions d’automobiles neuves ont été vendues au cours des six premiers mois de 2019, soit des volumes en baisse de trois millions par rapport à la même période de 2018.

Un marché européen stable

Le recul est plus marqué sur certains marchés dont l’importance est cruciale pour les constructeurs. Ainsi, en Chine et sur l’ensemble de l’année 2019, la baisse devrait atteindre 7 %, soit une perte d’1,8 million de véhicules. Relais espéré de l’Empire du Milieu, l’Inde accuse le coup avec un effondrement de – 41 % sur un an à fin août 2019.

Quant aux marchés européen et nord-américain, l’heure est à la stagnation avec une baisse de 1 % annoncée en 2020 pour l’Europe et de 3 % pour le seul Hexagone.

Un ciel couvert sur le plan social

Couverte sur le plan économique, la météo de Francfort était tout aussi exécrable au chapitre social. Plusieurs manifestations sont venues perturber le salon dont l’une à l’appel de plusieurs organisations non gouvernementales dont Greenpeace et Attac. A l’occasion de la publication de son étude sur les émissions automobiles, Greenpeace demande notamment l’arrêt de la vente des voitures essence, diesel et hybride d’ici à 2028 et fustige les SUV jugés responsables de l’augmentation des rejets de CO2 en Europe.

62 véhicules électrifiés annoncés

Pourtant, au pied du mur, les constructeurs automobiles avancent à grands pas dans l’électrification de leurs gammes. Les lancements de 37 véhicules hybrides et hybrides rechargeables sont programmés dans les prochains mois ainsi que ceux de 25 modèles 100 % électriques. A Francfort, tous les stands étaient branchés. Volkswagen levait la voile sur l’ID.3 et annonce 70 modèles électrifiés d’ici 2028. Sa berline compacte sera vendue en-dessous de 30 000 euros.

Des citadines zéro émission

Mais Volkswagen n’était pas le seul constructeur à succomber aux charmes de la fée électricité. Opel présentait sa Corsa-e, Mini, sa Cooper SE, Seat, sa Mii Electric et Skoda, sa Citigo iV. La Honda e attirait également les regards avec un design particulièrement réussi quand Porsche dévoilait la Taycan, son premier modèle 100 % électrique dont le tarif dépasse les 150 000 euros dans ses versions Turbo et Turbo S. Une bagatelle et, avec un tel prix, un véhicule difficile à référencer dans une car policy lambda. L’électrification des flottes passera avant tout par les citadines.

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