La flotte de l’Etat réduit la voilure

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Les coûts automobiles s'envolent

Une nouvelle circulaire du premier ministre fixe les objectifs de l’Etat en matière de mobilité. La chasse au CO2 est au cœur de cette nouvelle stratégie

Exigeant pour les autres, l’Etat veut l’être également pour lui-même. Dans le cadre de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), le Gouvernement demande aux flottes de plus de 100 véhicules de consacrer une partie de leurs achats ou de leurs locations à des véhicules à faibles émissions : 10 % à partir de 2022, 20 % à partir de 2024, 35 % à partir de 2027 et 50 % à partir de 2030. Pour les collectivités territoriales et les entreprises nationales, le seuil est fixé à 20 % puis à 30 % à partir de juillet 2021.

Une électrification accélérée

De son côté, l’Etat a décidé de donner l’exemple et accélère la transition avec, d’ores et déjà, une part de 50 % de ses achats réservés à des véhicules à faible émission, soit des modèles dont les émissions sont inférieures à 60 g/km (électriques et hybrides rechargeables). A partir du 1er janvier 2026, la règle se durcit et cette fois l’Etat devra consacrer 37,4 % de ses renouvellements à des véhicules à très faibles émissions, autrement dit en-dessous des 50 g/km de CO2 (électriques à batterie ou à hydrogène).

Des référents pour la mobilité

Parue en novembre dernier, la circulaire du premier ministre Jean Castex réaffirme le cap en matière d’achat automobile, mais fixe également d’autres objectifs. Ainsi des référents mobilité seront créés dans chaque établissement et organisme public dont la flotte compte plus de 100 véhicules. Ils devront établir un plan de mobilité et réaliser un bilan chaque année. Covoiturage et autopartage devront être favorisés.

Des trajets aériens limités

Le plan de mobilité devra recenser les pratiques mises en place pour éviter les déplacements comme le télétravail ou la visioconférence. Les alternatives à l’automobile comme les flottes de vélos électriques de service devront également être signalés. La direction des achats de l’Etat préconise l’aménagement de garages à vélos et le déploiement de navette inter-sites. L’avion ne sera envisagé que pour les trajets en train supérieurs à trois heures.

Un plan triennal

Le programme de gestion des flottes de l’Etat se fera sur trois ans avec une mise à jour chaque année. Parallèlement à l’inventaire du parc, il définira le plan de renouvellement et l’objectif de réduction du nombre de véhicules. Une nouvelle doctrine guide l’Etat : « rechercher et développer toutes les alternatives au recours à l’automobile, transformer les parcs avec des véhicules à faibles et à très faibles émissions et réduire le volumes des parcs automobiles. » Après avoir analysé et optimisé sa flotte, l’Etat négocie un nouveau virage des plus serrés pour s’éloigner de l’automobile.

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