La fiscalité mobilise 20 % d’un budget auto

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fiscalité automobile

Si les taxes sur le carburant ont déclenché la grogne des gilets jaunes, elles ne représentent qu’une partie de la fiscalité automobile. Chaque année l’Automobile Club Association réalise le budget de l’automobiliste qui prend en compte tous les postes de dépenses liés à l’utilisation d’un véhicule. Pour une Renault Clio diesel, la voiture la plus vendue en France, les taxes représentent 23 % du budget annuel, soit 1 467 euros sur un total de 6 316 euros. Sans taxe, l’utilisation du véhicule coûterait 4 849 euros chaque année, soit 404 euros par mois contre 526 euros TTC.

Outre les taxes sur le carburant, l’automobiliste s’acquitte de frais de péage, de la TVA lors de l’achat du véhicule neuf et lors de l’entretien, des taxes sur l’assurance, du certificat d’immatriculation et des amendes. En 2017, ces taxes ont augmenté de 3,16 % quand les autres lignes budgétaires progressent de 1,70 %.

Si une entreprise récupère 80 % de la TVA sur le diesel et 20 % sur l’essence (40 % en 2019), elle doit également payer la TVS (Taxe sur les Véhicules de Société), les charges patronales sur les avantages en nature et les amortissements non déductibles. Selon l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), un think tank du groupe BNP Paribas et pour les professionnels, la fiscalité et les charges sociales représentent entre 20 et 30 % du coût total d’utilisation d’un véhicule particulier. L’OVE exclut la TVA non déductible sur les achats de biens et de services qui représentent une part supplémentaire d’environ 20 %. Entre 2016 et 2017, ce poste a augmenté de 4,84 %. Cela étant, avec un recul de 1,17 % par rapport 2012, la tendance reste baissière sur les cinq dernières années.

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