2020 : une année compliquée pour le secteur automobile

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Voitures derrière une vitre sous la pluie

Le secteur automobile est bien loin de son âge d’or ! Alors que les ventes de véhicules neufs étaient déjà en baisse du fait des nombreuses mesures écologiques et de la concentration de la population dans les grandes villes, la pandémie mondiale du coronavirus a fait vivre un véritable coup dur à l’industrie.

On enregistre ainsi une chute historique des ventes de voitures neuves… Pendant les premiers mois du confinement, durant lesquels une fermeture complète des concessions automobiles avait été mise en place, les ventes de véhicules ont baissé de 72% pour le mois de mars et 88,8% pour le mois d’avril.

Par la suite, les gouvernements européens ont tenté de sauver le secteur en mettant en place différentes mesures (aides financières, bonus écologiques et autorisation du « click and collect ») mais cela n’a pas suffi à redresser la barre. Et cette problématique ne concerne pas seulement la France, les experts prévoient une baisse de 20% du marché automobile mondial pour l’année 2020.

Les chiffres clés de cette année 2020

Sur les neuf premiers mois de 2020, un total de 1 166 699 nouvelles immatriculations a été comptabilisé (28,9% de moins que l’année précédente). D’après les données du CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobiles), il s’agit du nombre d’immatriculations le plus faible depuis une quinzaine d’années.

Une telle baisse des ventes suppose évidemment une diminution de la production… La France, contrairement aux constructeurs étrangers, est particulièrement touchée par cette crise et un total de 60 000 emplois se trouvent menacés (soit 15% du total des emplois du secteur en France). Les aides de l’État ne semblent pas suffire : un prêt de 5 milliards d’euros a été accordé à Renault mais l’entreprise risque tout de même de supprimer 15 000 emplois dans le monde et 4 600 en France avec la fermeture de l’usine de Choisy-le-Roi.

Le passage vers l’occasion et l’électrique

Malgré les chiffres en baisse pour cette année 2020, les ventes de véhicules d’occasion ont dépassé de nouveaux seuils pour les mois de juin et juillet avec des progressions respectives de 29,2 et 13,3%. Selon l’Argus, les ventes de véhicules d’occasion sont trois fois plus importantes que celles de véhicules neufs sur les 7 premiers mois de l’année. Une tendance qui s’explique principalement par une logique économique et écologique : les acheteurs ont moins de budget et se sentent de plus en plus concernés par les logiques de recyclage et d’achat de seconde main.

Par ailleurs, les gouvernements européens ont fortement encouragé cette dynamique à travers différentes primes écologiques en faveur de l’achat de véhicules d’occasion et de véhicules électriques ou hybrides.

Un secteur placé sous le signe de l’incertitude

De nombreux constructeurs misent beaucoup sur l’essor des véhicules électriques et hybrides pour sortir de cette situation de crise mais il s’agit d’une transition à laquelle la France est mal préparée. Alors que les groupes français enregistrent une nouvelle baisse de 5% de leurs ventes sur le mois de septembre, la plupart des groupes étrangers ont retrouvé une stabilité : Volkswagen augmente ses ventes de +1,7 % et Toyota de 5,06 %.

Les chiffres du mois de décembre ne sont pas encore connus mais on s’attend déjà à une baisse record pour l’industrie automobile sur l’ensemble de l’année 2020… Les constructeurs espèrent que les ventes reprendront à la fin de la pandémie mais certains experts considèrent qu’il s’agit d’une tendance qui n’est pas seulement liée au confinement mais à un changement plus global des envies et des moyens des acheteurs.

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